Nous sommes témoins aujourd’hui d’une pandémie mondiale de maladies liées à l’alimentation telles les maladies cardiaques, le diabète et les troubles intestinaux. Il suffit de se promener dans les allées de n’importe quel supermarché ou aire de restauration pour comprendre pourquoi: nos aliments sont hybridés, raffinés, transformés, pasteurisés et contiennent une panoplie d’additifs alimentaires et conservateurs. Nous serions bien ignorants de penser que d’avoir des habitudes alimentaires si dénaturées n’aient aucune conséquence à court ou à long terme sur notre santé!  

Grâce aux récentes études sur l’épigénétique (la science qui étudie les facteurs qui influencent l’expression des gènes), il est rendu évident qu’au delà de notre patrimoine génétique, l’alimentation joue un rôle primordiale dans le maintien de notre santé ou l’avènement de plusieurs maladies. 

De plus en plus de gens pointent du doigt le gluten comme protagoniste dans cette histoire. Qu’en est-il vraiment? Est-ce que le gluten pourrait être en cause dans l’apparition de multiples maladies? 

Problème No1 avec le gluten:  la maladie cœliaque

La maladie cœliaque est la forme d’intolérance au gluten la plus grave. Elle concerne environ 0,7 à 1% de la population.

C’est une maladie auto-immune qui implique que le corps traite le gluten comme un envahisseur étranger. Le système immunitaire attaque le gluten ainsi que la muqueuse de l’intestin. Cela endommage la paroi intestinale et peut entraîner des carences nutritionnelles, une anémie, des problèmes digestifs graves et un risque accru de nombreuses maladies.

Les symptômes les plus courants de la maladie coeliaque sont les suivants: inconforts digestifs, lésions tissulaires de l’intestin grêle, ballonnements, diarrhée, constipation, maux de tête, fatigue, éruptions cutanées, dépression et perte de poids.

Il est à noter que certaines personnes atteintes de la maladie coeliaque ne présentent pas de symptômes digestifs, mais peuvent présenter d’autres symptômes tels que la fatigue ou l’anémie. Pour cette raison, la maladie coeliaque est très difficile à diagnostiquer. En fait, il est estimé que jusqu’à 80% des personnes atteintes de la maladie cœliaque ne savent pas qu’elles en sont atteintes. La Celiac Disease Foundation soutient que 2.5 millions d’américains coeliaques ne sont pas diagnostiqués ce qui les expose à un risque élevé de complications à long terme dû à l’exposition au gluten. En effet, selon la fondation québécoise de la maladie coeliaque, une personne coeliaque non diagnostiquée qui ne suit pas un régime sans gluten augmente ses risques de problèmes de santé tels les maladies auto-immunes, les lymphomes (tumeurs malignes), l’infertilité, l’anémie, la malnutrition, l’ostéoporose et les affections neuropsychologiques. 

Sensibilité au gluten non coeliaque

De nombreuses personnes ne testent pas positivement à la maladie cœliaque[1], mais réagissent toujours négativement au gluten. Cette condition est maintenant appelée sensibilité au gluten non coeliaque (SGNC).

À l’heure actuelle, on ignore combien de personnes sont atteintes de cette maladie, mais on estime que le pourcentage se situe dans une fourchette de 0,5 à 13% de la population.

Il n’y a pas de définition claire pour la sensibilité au gluten non coeliaque. Le diagnostic est posé lorsqu’un patient réagit négativement au gluten, mais n’a pas la maladie coeliaque.

Ces personnes peuvent présenter des symptômes de la maladie coeliaque, tels que «esprit embué», dépression, comportement semblable au TDAH, douleurs abdominales, ballonnements, diarrhée, constipation, maux de tête, douleurs osseuses ou articulaires et fatigue chronique lorsqu’ils consomment du gluten. 

Jusqu’à tout récemment, on pensait que les personnes atteintes par SGNC ne présentaient que des symptômes sans aucun dommage intestinal. Cependant, des recherches scientifiques récentes confirment que l’exposition aux céréales de blé et apparentées provoque en fait une réaction immunitaire systémique et des lésions des cellules intestinales.

Mais qu’est-ce que le gluten? 

Le gluten est le nom général des protéines présentes dans certaines céréales telles que le blé, le seigle, l’épeautre, le kamut et l’orge. Parmi les céréales contenant du gluten, le blé est de loin le plus couramment consommé. Il faut aussi comprendre que le blé moderne contient environ

quatre fois plus de gluten que le blé d’antan et on en mange beaucoup plus qu’avant. Ceci augmente de façon considérable notre exposition à ses protéines. 

Lorsque les farines contenant du gluten sont mélangées avec de l’eau, les protéines du gluten forment un réseau élastique qui a la consistance d’une colle. Fait intéressant, le nom gluten est dérivé de cette propriété de la pâte humide, qui ressemble à de la colle (glue). Cette propriété rend la pâte élastique et donne au pain la capacité de lever. Elle fournit également une texture moelleuse et satisfaisante. Voilà pourquoi l’industrie alimentaire n’a cessé de développer des céréales contenant de plus en plus de gluten. 

Parmi les protéines du gluten, la gliadine est celle qui pose le plus de problèmes. Jacqueline Lagacé Ph.D., auteur du best seller Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation explique que les enzymes digestives humaines n’ont pas la capacité de digérer la gliadine. Ainsi, ce peptide se retrouve non digéré dans l’intestin et c’est là qu’il commence à faire des ravages. Une étude[2] publiée dans le journal scientifique Nutrients soutient que la gliadine augmente la perméabilité de la muqueuse intestinale (leaky gut) non seulement chez les sujets coeliaques, mais aussi chez les sujets sains ne présentant aucune sensibilité connue au gluten. Ainsi, le gluten augmenterait la perméabilité intestinale chez tous les individus, qu’ils soient allergiques, intolérants au gluten ou pas.

Ainsi, cette étude démontre que contrairement à la croyance populaire, la consommation de gluten affecte tout le monde: pas seulement les gens qui ont la maladie coeliaque!

La perméabilité intestinale est un facteur clé dans le déclenchement des réactions inflammatoires et des maladies auto-immunes, car elle favorise le passage anormal dans l’organisme, depuis le tube digestif, de fragments de protéines ou antigènes qui pourront déclencher une réponse du système immunitaire. Plusieurs soutiennent qu’il n’y a pas de maladie d’inflammation chronique sans perméabilité de l’intestin. Ainsi, en évitant de s’exposer au gluten, nous minimisons l’un des problèmes à l’origine de plusieurs maladies inflammatoires chroniques. 

Plusieurs maladies d’inflammation semblent se manifester du jour au lendemain, cependant, c’est une condition qui souvent se prépare depuis longtemps en silence. Ainsi, lorsque la Mal-à-dit survient, c’est que le problème est déjà bien installé. Comme dans bien des cas, mieux vaut prévenir que guérir!

Et si opter pour une alimentation hypotoxique était la solution? 

Après des années d’observation, le remarquable scientifique français, spécialiste en immunologie,  Dr Jean Seignalet, a mis au point le régime hypotoxique qu’il a qualifié de régime ancestral. L’objectif principal de ce régime est de restaurer la membrane de la muqueuse intestinale devenue trop perméable en raison de facteurs génétiques (enzymes non adaptées), de facteurs environnementaux (mauvaises bactéries, médicaments, gluten, protéines laitières et cuisson des protéines à haute température).

Ses recherches, effectuées sur des centaines d’individus, ont prouvées que l’alimentation est un cofacteur important de la santé physique. Le régime hypotoxique est le résultat d’années d’études sur les maladies d’inflammation chronique. Il a été testé sur 115 maladies et 91 ont répondues positivement avec un taux de rémission d’environ 80%! 

Ainsi, le régime hypotoxique peut être adopté par toute personne souffrant de pathologies dégénératives ou inflammatoires chroniques qui souhaite améliorer sa santé. Les résultats du Dr Seignalet ont été confirmés par des milliers de personnes au Québec et en Europe qui ont adopté cette façon de s’alimenter. Pour en savoir plus sur ces résultats, je vous recommande de lire le livre de Jacqueline Lagacé Ph.D.: Une alimentation ciblée pour préserver et retrouver la santé de l’intestin[3].  C’est selon moi, un ouvrage fascinant qui fait, entre autres choses, l’analyse de plus de 1000 cas de gens ayant suivi le régime hypotoxique et les résultats obtenus.  Mme Lagacé en conclut et je la cite: “les témoignages se sont accumulés pour confirmer que la diète hypotoxique entraîne des taux élevés de succès thérapeutiques auprès d’individus affectés par des maladies inflammatoires chroniques souvent débilitantes.” 

Il est à noté, tel que mentionné précédemment, que bien que le régime hypotoxique proscrit de l’alimentation le gluten, il comporte plusieurs autres caractéristiques importante à son succès. Si vous aimeriez en savoir plus sur le régime hypotoxique, je vous invite à lire les livres de Jacqueline Lagacé Ph.D. et/ou suivre mes cours de cuisine en ligne. Je recommande particulièrement les cours Pains et pâtisseries sans gluten, hypotoxique ou La mijoteuse au service de la santé. Ce sont deux cours où je m’applique à démystifier les subtilités de ce type d’alimentation anti-inflammatoire et vous enseigne de délicieuses recettes pour l’intégrer à votre quotidien. Les recettes saines et délicieuses que vous retrouvez sur mon site ainsi que tous mes cours de cuisine en ligne sont basés sur les principes du régime hypotoxique qui s’est avéré plus que bénéfique pour maintenir et retrouver la santé chez des milliers de personnes. 

En conclusion

Bien que le corps médical ait encore de la difficulté à l’admettre, plusieurs docteur et professionnels dans le domaine de la santé reconnaissent une amélioration notable chez leurs patients lorsqu’ils leur demandent d’éliminer le gluten de leur alimentation

Comme je le dis toujours… notre santé est notre plus grande richesse. Il m’apparaît évident qu’il y a un lien entre les maladies d’inflammation et la consommation de gluten, mais ne croyez  pas sur parole: faites en l’essaie vous-même! Parce qu’en fin de compte, peu importe ce que tout le monde peut en dire, c’est le résultat qui est important et c’est votre corps, votre santé, vos choix! 

L’arthrite et l’arthrose ne sont pas des fatalité du vieillissement comme plusieurs peuvent le penser, mais peuvent être évités et même mis en rémissions grâce à une alimentation saine comme l’alimentation hypotoxique par exemple.

Avertissement

Ce contenu est fourni à des fins d’information uniquement et ne constitue pas un avis médical, ni un substitut à l’avis médical d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié. Les informations sont collectées et partagées à partir de sources de confiance, mais personne ne devrait utiliser les informations contenues dans cet article pour l’autodiagnostic ou l’auto-traitement de tout état lié à la santé. Veuillez toujours consulter un médecin ou un autre professionnel de la santé pour obtenir un avis médical ou des informations sur le diagnostic et le traitement de maladies.

1. ^ Répond positivement aux tests sérologiques permettant la détection et le dosage d’anticorps anti-transglutaminases de type IgA ou IgG, ou dépisté par une endoscopie (OGD) incluant des biopsies et dans certains cas des tests génétiques (HLA).
2. ^ Hollon J, Puppa EL, Greenwald B, et al., Effect of gliadin on permeability of intestinal biopsy explants from celiac disease patients and patients with non-celiac gluten sensitivity. Nutrients, 2015, 7:1565-76.
3. ^ LAGACÉ, Jacqueline, Une alimentation ciblée pour préserver et retrouver la santé de l’intestin, Fides, 2016, 352 pages. Page 35

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UN SPAGHETTI SANS GLUTEN À LA MIJOTEUSE! UNE RECETTE D’AUTOMNE!

L’automne est la saison des récoltes et nous retrouvons une abondance de citrouilles et de courges sur les marchés.

J’adore la courge spaghetti parce qu’elle remplace facilement les pâtes pour un repas facile et réconfortant quand la température s’adoucit! Je la cuis à la mijoteuse. C’est encore plus simple que de la faire cuire au four : pas besoin de la couper préalablement, d’ajouter quoi que ce soit ou de la surveiller. Servez-la avec ma sauce tomate crue prête en quelques minutes. Voici un repas VRAIMENT facile à préparer!

PRÉPARATION 

  1. Choisir une courge spaghetti selon la grosseur de votre mijoteuse. (Vous devez être capable de fermer le couvercle)
  2. À l’aide de la pointe d’un couteau coupant, piquer la courge à plusieurs endroits tout autour.
  3. Placer la courge dans la mijoteuse tel quel, pas besoin d’ajouter d’eau ou d’huile!
  4. Cuire environ 4h à haute intensité ou 6h à basse intensité selon la grosseur de votre courge et la puissance de votre mijoteuse. Elle sera prête quand elle deviendra tendre à l’extérieure.
  1. Retirer délicatement de la mijoteuse : faites attention de ne pas vous brûler, car la courge sera molle.
  2. Couper en deux sur le sens de la longueur, enlever les graines et gratter la chair.
  3. Servir avec votre sauce tomate préférée.

Suggestion de présentation : ajouter des tomates séchées hachées, tomates cerises coupées en deux,  poivrons en lanières, olives, du basilic frais haché grossièrement, des pignons de pins ou graines de chanvre.

SAUCE TOMATE CRUE :

  • 2 tasses de tomates fraîches (environ 2 grosses tomates)
  • 1 c. thé de gingembre
  • 3 gousses d’ail sans le germe
  • 1/3 de tasse de poivrons rouges
  • 1 ½ c. thé de sel de mer brut
  • 1 tasse d’huile d’olive extra-vierge biologique
  • ¼ tasse de vinaigre de cidre de pomme cru

Mettre tous les ingrédients au mélangeur et broyer jusqu’à consistance lisse. Conserver au réfrigérateur quelques semaines. Très bonne dans les salades, dans les soupes et sur les pâtes.

*Pour la servir chaude : faire chauffer doucement à feu doux sans la faire bouillir.

COURS À LA CARTE

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